Le romantisme

« Ruines  » en bocaux.

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La pierre désespérée.

 

Cette pierre en particulier est désespérée,

Son corps est tout de grès, calcaire, un peu aussi.

Elle a vécu tant d’année, traversant maintes époques,

Amenant jusqu’à ce jour, ce que fut sa fierté.

 

Son désespoir est à la hauteur de l’événement.

La masure s’est effondrée, le mur s’est écoulé,

L’emmenant roulée, au milieu de ses sœurs.

L’événement a causé, l’inscription a été bafouée.

 

Grande est sa désespérance, les jouvenceaux l’avaient choisie,

Roland et Guérande, les silex avaient ciselé,

Leur union dans un cœur gravé, pour l’éternité. Telle était leur vérité.

L’éboulis, l’avait enfouie, recouverte de vert-de-gris.

 

Portant la ruine sur le dos, elle attendait gentil mécène,

Qui voudrait bien la restaurer et la blanchir au sable fouetté,

Pour qu’elle dise enfin, l’histoire de ces damoiseaux,

Qui avaient de leurs mains et d’un même amour, élevé cette bâtisse.

 

De la cendre renaît la vie, de la pierre on reconstruit,

Dans désespoir, il y a espoir. Au fronton, ils l’avaient écrit.

 

                                                                           D.D’O