Flamboyance

La lumière est si intense, qu’elle en explose d’envie.

 »Laissez-moi encore un peu, enflammer ces arbres jaunes,

pour qu’ils éclairent le village. »

Parfois le soir, à l’aube du crépuscule, elle force avec appétit,

le rideau des ténèbres naissantes, comme un phare majestueux.

 

Elle s’enroule rayonnante, aux dernières branches du soleil,

Et tel un réverbère, elle permet à l’amoureux, un éclairage somptueux.

Les eaux du lac en sont troublées, lui laissant à elle seule,

Tout l’apanage de cette ultime clarté, et la lumière s’en félicite.

Elle a bien choisi son heure, celle de l’audible abstrus.

 

Les évidences ne sont jamais si bien révélées, qu’au frémissement

de ce soleil complice, confident de bien des ardeurs.

Comme ce toit bleu céruléen, qu’en la journée nul n’aurait remarqué,

Mais qui en cette soirée, aux couleurs enveloppantes,

Abrite un aimant, rêvant sous cette lueur, de sa future odyssée.

 

Ce soir encore, elle a brisé le prisme des couleurs,

Mettant à jour, les recels de son cœur, comme des phosphorescences.

Lumière passagère de certains soirs, aux coruscations flamboyantes,

Enflammant le village et exaltant son lyrisme,

Sa luminescence est si intense, qu’elle explose d’envie

Olivier de Driadi