Ivresse des corps défraîchis

Sur les gravas de leur jeunesse

En haut des marches de la vie

Dominant les affres du temps

Se souviennent des corps en liesse.

 

Murs craquelés, miroirs des corps

Ils ont brillé, ils étaient beaux

Peintures fraîches, douces et pulpeuses

Maintenant ridés comme arbres morts

 

Mais il leur reste tant d’ardeur

Et encore un peu de clarté

Au milieu de tous les déchets

Ils veulent jouir et n’ont plus peur

 

Ivresse des corps défraichis

Qui croquent à pleines dents la vie

N’ont plus de temps pour s’ennuyer

Se moquent des fuites, c’est leur secret.

Clarysse