Dix heures et demi du matin au printemps 2020

 Il faut qu’elle se calme.

Et tant qu’elle verra ces images, elle ne pourra pas dominer ses angoisses.

Une main sur la poitrine, l’autre sur la bouche…

C’est de la science fiction..

Il est temps d’arrêter.

L’été n’est pas encore là et la chaleur qui s’empare de son corps n’est pas normale.

Ce doit être la fièvre..

Elle éteint la télé.

Elle les déteste tous, ces annonciateurs de mort, ces boulimiques de mauvaises nouvelles.

Elle sort dans le jardin; le ciel est désert, les abeilles et les bourdons se gavent de pollen.

Le vent a continué de souffler, tout comme les rivières de couler ou la mer de monter.

Elle s’apaise, elle n’a plus de fièvre.

Clarysse