Victor Hugo et le chanteur Renaud

Alors mon Totor, comment ça s’passe ton confinement ?

Boum boum, moi j’kiffe la baston sur les réseaux sociaux

Confiné, exilé, je médite

Dans ma maison de Guernesey

Ecoute, mon poto, y’a du bon, tu écris

Faut pas déprimer

Gare aux imprudents qui voudraient me condamner au pire

Hmmm

Ils verraient ma plume les anéantir de sa foudre

Je ne puis demeurer loin des miens plus longtemps

–  Karamba, comme tu y vas ! It is not because you are

Limité à un kilomètre qu’il faut s’énerver. Laisse béton j’te dis

Misérables ! Les misérables

Non, franchement t’as pas à te plaindre

On n’a pas de jardin dans mon HLM, toi t’as la mer.

Paris me manque et Notre Dame plus encore

Que ne donnerais-je pas pour la revoir ?

Rêve pas, mon Totor, on en a pour encore un bout de temps du confinement..

Sans dec’ mec, t’es mieux sur ton île

Terrible, on l’appellera l’année terrible. Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents

Un jour, tu verras on s’fera une virée avec la tire à Dédé

Viva la muerte qu’on chantera. C’est la guerre au corona

-Wagram et Waterloo, ils s’endormaient dix mille et se réveillaient cent.

Xoxo, mon poto, j’t’embrasse et fais bien attention, marche à l’ombre du corona

Y aura t-il espoir de se revoir ? Je vis chaque instant comme le dernier jour du condamné.

Zut, Totor, t’exagères. Allez la bise à ta gonzesse.

Annie Brottier