Cruauté de notre destin

Ô faut-il s’appesantir ?

Nier notre inconfort,

Faire comme si notre vie n’en était pas changée ?

Impossible, pour beaucoup d’entre nous …

Ne pas tâter du pied le trottoir,

Et se contenter de regarder par la fenêtre,

Marcher de long en large dans le salon

Et s’avachir dans un fauteuil ?

Non ! Il est vingt heures, j’ouvre la fenêtre et je crie :

« Tenez le coup, tous ! Merci aux soignants ! »

Danielle Fayet