Dans les pas de Tamara Gorska

 

La belle en son jardin vêtue de satin blanc

Entoure de ses mains aux longs doigts effilés

Le bouquet d’arômes cueilli fraichement

Qu’elle destine sans doute à sa belle dulcinée

 

Son regard se fixe au loin

Bouche pulpeuse, rouge carmin

Le drapé de soie rouge vole autour d’elle

Elle court, elle vole vers la douce Annabelle

 

Comme l’oiseau apeuré et transi

Le châle de soie bleue virevolte légèrement

Couvrant pudiquement l’étreinte des corps épris

Annabelle assoupie retrouve son amante.

 

La belle a disparu, perdue dans le jardin

Laissant sa douce et tendre à ses rêves enfantins

Courant, chassant sans fin

Une proie jeune et belle livrée à son destin.

Marie Odile Jouveau