Ode aux corps de Michel Ange

Je vois le peintre, le peintre de Dieu,

Esquisse au trait souple, un ange, un archange,

Son trait est ciselé, proche du merveilleux,

Son art est délicat, une vie sur un lange,

Le corps est si puissant, rien ne le dérange.

 

La genèse transcende,

Et la pureté fait cendre.

 

Je vois le peintre, le peintre divin,

Glissé sur le support, le muscle pectoral,

Nous le livrer, saillant, comme sortit d’un écrin,

Ombré sous l’aisselle, pour le tendre pectoral,

Si proche du Parfait, qu’il devient fatal.

 

La genèse transcende,

Et la pureté fait cendre.

 

Je vois le peintre, le peintre puissant,

Scribe d’un prophète, produire ses essences,

Dans le grand palais, royaume du Géant,

Puis graver dans la craie, le beau, sans complaisance,

La nudité absolue, et, son arborescence.

 

La genèse transcende,

Et la pureté fait cendre.

Olivier de Driadi