Cut-up

S’il te faut repartir, prends appui contre une maison sèche, à la lisière de la forêt, l’essaim des feuilles d’or entoure la maison, le château est à vendre.

D’ailleurs il n’y a rien à voir là dedans, l’écluse est levée, ô les calvaires et les moulins du désert, les îles et les meules. Au bois il y a l’oiseau, une cathédrale qui descend et un lac qui monte. Une petite voiture descend le sentier en courant toute enrubannée.

Je suis le piéton de la grand-route, je serai l’enfant abandonné sur la jetée. Les sentiers sont âpres, l’air immobile, ce ne peut être que la fin du monde. Quel ennui, l’heure du « cher corps » et du « cher cœur ».

Génie, il est l’affection et l’avenir, la force et l’amour et l’éternité. Il nous a connu tous et nous a tous aimés, sachons le héler et le voir. Suivre ses vues, ses souffles, son corps, son jour.

Que je dorme ! Je dus voyager. Elle est retrouvée : l’Eternité, la mer, mêlée au soleil, le bonheur, la fatalité, mon remords, ma vie.

M.Odile Jouveau