La voix du sang

 

Au centre du tableau, l’arbre majestueux ouvre dans son tronc massif deux portes et dévoile en ses entrailles deux petites niches. La plus haute contient  une sphère rosée,  matrice de la vie offerte au clair de lune. Celle du dessous, une  maison bleue aux fenêtres toutes éclairées. Du bleu au rouge, l’arbre nourrit de son sang régénéré sa descendance, belle lignée de mille étoiles dentelées accrochées à sa ramure.L’arbre est seul au premier plan, des racines aux branches, il occupe tout l’espace. Il semble posé là, exprès, éclairé d’une lumière artificielle, une mise en scène. En arrière plan, on devine baignée d’un bleu surréaliste, une vallée, un long fleuve qui serpente et disparaît au lointain. Rien ne semble troubler l’immuabilité d’un ordre établi, la transmission.