Feuillets coupés, vers déviés

feuillet déchiré, dizain incomplet…

Mais enfin, comprenant l’aventure

Qu’ayant la nuit déjà traversée.

Je puisse imaginer

Et du nom la nommer

Rêver la sérotine, inclusion innominée dans

Le tableau nocturne

Des animaux dispersés dans la nuée stellaire

Et, loin du brouhaha terrestre

L’élaborat factice

D’un Chloer noctiflore et gracile

Marie-Odile

 

            Mais enfin, criais-je,

Qu’ayant mon cortège,

Je puisse en toute aise,

Et du nombre treize,

Rêver la sébile,

Le tableau nubile,

Des animes mots laids,

Et loin de Rab’lais,

L’élaboratum,

D’un Cholérum

D.D’O

Mais enfin, comment laisser accroire

Qu’ayant tant aimé ton être, ton âme

Je puisse t’abandonner face à ton désespoir

Et du nom de lumière et de flamme

Rêver de sépulture pour un bel exutoire

Le tableau si lugubre, insoutenable

Des animaux agonisants m’obsède, lâche

Et, loin de toi je fuis, je trouverai je crois

L’élaboration d’un remède, hâche

D’un Choléra qui te sépare de moi

 Annie

 

feuillet déchiré, sonnet incomplet, bouts rimés( Rimbaud)

Mots brimés-Bouts rimés

D’un bonze en posture lévitique

On aperçoit un fauve fessier

Les angles mathématiques

D’un bassin et d’un genou grossier

Secoué de spasmes apoplectiques

Le visage fendu d’un sourire carnassier

Il arbore une pose gymnastique

Se soulevant d’un membre d’acier

Il tend, ronde et peinte en bile

Pour l’aumône la sébile

Du riz blanc pour du pain

 

Coutume ancestrale, un fruit d’Asie

Dans sa vie monacale saisie

Par une veuve d’airain

Annie

 

Que n’es-tu, l’un de ses prêtes lévitiques,

Pour honnir l’artiste peignant un fauve fessier,

Plutôt que dresser une liturgie dogmatique,

Et de voiler pour la postérité, ce genou grossier ?

 

Qu’il meure loin de Yahvé, fut-il apoplectique,

Cet apostat aux mœurs carnassiers,

A moins qu’il se repente, à force de gymnastique,

Et qu’il se présente, comme un membre d’acier.

 

Refoulant à jamais ses toiles obscènes, peinte en bile,

Présentant pour Lui, humblement la sébile,

Et que son contenu, soit offert au Divin.

 

D’orient oui, mais qu’aucun fruit d’Asie,

Ne vive comme cette toile, sans être saisie,

Et de finir broyer, dans la cuve d’airain.

D.D’O