Éveils et embrasements

Connaissez-vous les odeurs du petit matin

Arômes de la terre cuite et du bon pain

Là, quand la nuit décide de se déchirer

 

Que les fenêtres s’ouvrent, que les mains se retrouvent

Que les corps se retournent, que les peaux se recouvrent

Pour commencer le jour, au meilleur de l’été

 

Et labourer du pied les arpents du chemin

Cueillir une alouette au fusil d’une main

Et enfin assurer le repos du guerrier

 

C’est le jour de l’été tel qu’on le découvre

Un jour où tout rayonne où toutes les joies s’ouvrent

Nos yeux brillent de l’espoir qui nous fait exister

 

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Ses longs cheveux cachaient son front

Son teint ocre et ses yeux marron

Lui donnaient l’air d’une gitane

 

Sa robe aux couleurs caramel

Tournoyait au son des gamelles

Ce qui enthousiasmait ses fans

 

Tous l’enveloppaient dans un rond

Où la chaleur en disait long

Sur leur amour et ses arcanes

 

Désir et éveil éternels

Qui s’embrasant en ritournelles

Provoqueraient maints mélodrames

 

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Viens c’est le quatorze juillet

Filons admirer sur les quais

L’éclat des lumières dans nos yeux

 

Et notre embrasement renaît

De la gloire des défilés

Se confondant avec les cieux

 

Regarde les drapeaux flotter

Écoute les chants résonner

Comme notre amour est merveilleux !

 

Soit ! il n’y a plus de regrets

Dans cette grande traversée

Que la volonté d’être heureux

 

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Le feu embrasé s’étiole

Le foyer s’étire en lucioles

Vers le haut de la cheminée

 

La vapeur monte et s’étire

Comme un ressort dressé en spires

Et va nicher dans la nuée

 

Les gouttelettes caracolent

Là-haut virevoltent, s’envolent

Se rassemblent pour provoquer

 

Quelques volutes du désir

Des braises qui dans leurs soupirs

S’excitent de leurs flambées

Collectif