guerre et paix

Se trouent les nuages, s’égayent les oursins. Nous arpentons cette magnifique plage. C’était votre offre, elle me convient.

Assis sur une pierre moussue, un soldat, la tête dans les mains, au Maroc, lit des pamphlets politiques.

Au milieu des mirages, où percevoir la réalité ? Au château, c’est le triomphe du parti jacobin.

Sur la table, il fait danser la chandelle et prédit : « la peur engendre quels monstres et quels sots ? »

Tapie contre le buisson, je bois une tisane et m’enivre de ces mots aristocratiques.

Ou juchée sur mon vélo, et vêtue de cette robe en lambeaux, j’anticipe ma fin avec toute la pompe possible.

Plus de chauffage au château, la résine se fait rare. Dure réalité, qui montre tout l’intérêt de notre sainte religion.

Ignorer la réalité et s’emmitoufler de laine. Je me rêve bébé et me saoule du tapage du refrain.

S’envelopper dans cette armure de douceur. Ou bien retrouver sa pureté en se donnant un coup de pied au cul.

Posez vos affaires sur le porte-manteau et mettez-vous au travail. Nous goûterons sur la mousse, un bouquet de violettes à la main.

SL