Respiration – 10

Air pur de la mer,

voiles gonflées par le vent,

il se tient debout.

 

Se vider de tout

retrouver le calme vrai

le soulagement.

 

Il joue sa vie, ses amours, sa paternité, son fils lui demande où se trouve la sincérité des sentiments qu’il exprime à travers sa peinture, surtout ses aquarelles si limpides et touchantes, il l’ignore et les images de son enfance font revivre les soirées d’hiver où le jeu de l’oie, de dames et autres tortures collectives sur le parquet l’obligeaient à subir la décision du dé, ses hésitations et la répétition de l’expression « souffler n’est pas jouer » dont il n’a jamais compris le sens véritable mais qui se récitait comme une prière.

RMQ