La noirceur du blanc … oxymores – 2

Une passion raisonnée.
A l’aube, le bruit muet de la campagne l’apaisait. Lui si tendu vivait cette violence douce de la nature. Au bout de l’allée, le blanc sombre de la bâtisse l’attirait tel un phare indicateur. Le souvenir de sa soirée avec elle, beauté repoussante, lui laissait dans la bouche un goût ambigu de piment sucré. Elle lui avait révélé sa mensongère vérité à laquelle il ne pouvait adhérer. Son passé avec ses monstruosités charmantes n’expliquait nullement la fin de leur amour. Il allait vers elle pour réinventer une vie commune. Il voulait bien qu’à ses côtés , sa fadeur piquante le rende pauvre d’une richesse uniquement amoureuse. Enfin la vacuité active les guettait, la vieillesse aussi.

RMQ