Mon abécédaire

A, pour amour.          Amour, une nouvelle princesse est née, il y a maintenant huit jours. Nous sommes le 1er de l’an.

B, pour berceuse.     Berceuse, balbutiement, intime chuchotement. Nous sommes le 30 de l’an.

C, pour caresse.        Caresse, éveil, première pâmoison, émerveillement sans fin. Le contact est bien établi. Attendrissement, nous sommes le 60 de L’an.

D, pour démentiel.    Démentiel et délectable. Démentiel, la maman reprend son travail, arrachement. Délectable, douceur absolue, je deviens la nurse de ma petite fille, sa nounou à mi-temps. Nous sommes le 90 de l’an.

E, pour exutoire.      Exutoire pour exprimer ses sentiments secrets, exquis instants du pouponnage, des premiers bains, de l’habillage, des biberons. Les quatre premiers mois m’ont paru si éphémères. Nous sommes déjà le 120 de l’an.

F, pour flippant.       Flippant et frustrant. Flippants ses pleurs que je peine, parfois à déchiffrer. Frustrant de ne pouvoir posséder le remède-miracle pour chaque instant. Expérience, ou pas, chaque moment est un renouvellement. Tient, la chaise bébé s’est invitée dans notre univers. Nous sommes au 150 de l’an.

G, pour gastro.         Je déteste le G, car c’est gastro, grippes intestinales. Les maladies infantiles, les cabinets médicaux et les craintes que cela suscite aux petits, les fièvres et les angoisses pour les grands. Nous sommes maintenant, au 180 de l’an.

H, pour habitude.     Déjà, de nombreux rituels sont en place. H, aussi pour heure, celle du bain, des repas, des doses, ne laissant que le minimum de place au H du hasard. Heureux, les jours s’écoulent, c’est maintenant le plein été, les ballades au grand air. Juillet se termine, pour l’instant la vie n’est qu’un grand H, pour hors d’œuvre. Nous sommes au 210 de l’an.

I, pour idéal.            Idéales, pour la petite – on regroupe la maman et le papy – ce sont les vacances d’août, ses premières vacances. Bien sûr, elle ne le sait pas, mais elle savoure délicieusement ces moments de communion ou s’empressent autour d’elle, ses deux êtres les plus chers. Nous sommes au 240 de l’an,

J…, K. …,

L, pour laissez-passer    Nous avons le laisser-passer pour l’année suivante. Nous sommes le 26 décembre, le 360 de l’an.

D.D’O