Waste land – notes et fragments – 1

  1. Il y a un début, il y a une fin

Chaque mois porte une saison, retour à l’enfance un paradis perdu qui perdure en notre mémoire vieillissante et pourtant si présente

J’aime l’automne pour ses couleurs éblouissantes, je déteste le mois qui précède Noël plus de lumière, du gris , du noir, tout est sombre du matin au soir

L’hiver ravi mes sens quand il est neigeux, froid, bleu, glacé. Quand no pas font craquer la glace avec la terre endormie. L’hiver n’est pas «mort », il précède le « vif ». il est promesse d’un retour, d’un renouveau. Retour du printemps, retour du jour, de la lumière, ce qui est mort à l’automne n’a pas disparu. Il se transforme. Le désert, la fin, aller, retour, vie – mort, ombre- lumière, passé- présent, enfance- vieillesse

Il y a un début, il n’y a pas de fin

L’arbre mort. Dans certains pays, une tradition ancestrale consiste à creuser une cavité dans le tronc de l’arbre pour y mettre le corps d’un enfant mort. Avec le mouvement les branchages les racines enserrent le corps et petit à petit disparaissent les ossements. L’arbre grandit portant en lui ses restes enfouis, l’arbre vivant porte cette vie, transformée, transcendée. Il y a un début, il n’y a pas de fin

 

2. Éternel Recommencement

Ombre, tombe, sombre, jaune, or, rouge, diamant, les feuilles d’automne tombent.

Voici la neige indue, fin des illusions, soir de Vie. Retour du cycle.

« Arbre de Vie », garde en toi l’esprit du vivant, d’un éternel recommencement.

Mais au fait…., trou de mémoire, auriez-vous retrouvé la clé de la porte de la chambre où j’ai égaré mon porte-jarretelles ?

Finissons-en ! A vous Maestro Vivaldi, que  la musique rayonne, que résonnent les quatre saisons. Allegro Vivace !

Marie Odile