Le vent se lève! Il faut tenter de vivre…

Le vent laisse d’étranges trainées sur le quai de nos certitudes. C’est à ce moment précis que la porte claqua. Je me retrouvais écrasée sur le canapé. Comme des vagues blanchâtres et déchiquetées, ma peau s’était marbrée. Je marquais en mon corps ce qu’il restait de moi et de mes certitudes. Ces effractions cutanées symbolisaient ce que l’autre avait lessivé. Je m’observais dans le miroir de la cheminée. Les zébrures bien marquées commençaient à s’estomper. Le pourtour devenait un fondu sans toutefois disparaître. Je ne sentais rien, ne disais rien, ne pensais plus et m’en fus me coucher.

Ce ne fut que quelques jours plus tard qu’il revint chez moi. A la première seconde, je sus que rien ne serait dit. Il n’y avait plus rien à dire si ce n’est que le vent portait le son d’une musique perdue. A la deuxième, plus de zébrures mais une peau beige rosée uniforme, un sourire, une complicité. Une soirée agréable pleine d’attentions de part et d’autre. Le temps file comme le vent, passe sur les hommes et ne se souvient de rien.

Florence. P


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