Nouria

J’avais vingt-cinq ans. J’étais un jeune homme, sûr de moi, à qui l’avenir souriait, du moins c’est l’impression que je donnais alors. J’avais décidé d’interrompre des études brillantes pour voyager, peut-être avais-je le désir d’effectuer le tour du monde. J’avais atteint le Haut-Atlas, atterri à Ouarzazate et occupé ma solitude comme je le pouvais. Bien des rêves s’étaient écroulés au fil de mon voyage et il ne restait plus grand-chose du jeune homme sûr de lui qui avait quitté la France trois ans auparavant. L’alcool était devenu une douce et pernicieuse compagne.

La nuit je buvais

Le jour je dormais

J’entendis parler d’une femme qui vivait non loin de là au château de ma mère. Elle se prénommait Nouria. Je lui rendis visite un soir de désespoir, lui racontais ma vie et lui exposais mes tourments. A la fin de mon récit Nouria me parla longtemps en berbère et c’est comme si les mots prononcés pansaient mon cœur. Ses paroles apaisaient mon âme. Elle me proposa de rester chez elle pour reprendre des forces.

Ce fut un temps où j’appris à la connaître. Je compris que sa voix s’adressait à ceux qui demeuraient dans l’obscurité et les faisait accéder à la lumière.

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