A tire d’aile

Quatre murs hermétiquement clos

Lumière aveuglante

Orage ou déflagration

 

Quatre murs de béton lissé

Lumière blanche

Sans cesse la pluie

 

Quatre murs dressés vers le ciel

Lumière affaiblie

Des oiseaux sur la mer

 

Quatre murs dans un désert

Lumière morte

Ressac infini

 

—————Un trou —————————-

Tête, bras, jambe peuvent-ils y passer ?

 

Sa tête trop grosse ne le peut

Son bras s’arrête là où le gras abonde

Sa jambe aisément y entre

 

—————–Le trou ________________

Le pied tourne et retourne le vide

 

Apeurée sa tête blafarde se rejette en arrière

Tremblant son bras cherche appui

Flageolantes ses jambes ne le portent plus

 

——————Du trou—————————–

Une main s’insinue, étire jusqu’à lui un bras ferme et souple

 

Aspirés jambes, bras, tête

Le «Dehors » habillé de bleu

L’enserre de ses bras doux et chauds

 

Ses yeux, leurs yeux le voient

Sa bouche, leurs bouches le désirent

Oiseau au ventre blanc

A la broche ou à la casserole

 

Morsures, griffures, entre leurs deux poitrines

L’oiseau blanc se meurt

 

Quatre murs hermétiquement clos Lumière aveuglante

Orage ou déflagration

 

Yeux fixes, dents serrées

D’entre leurs bras glacés, les plumes s’envolent

Annick Delaunay-Crouail


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