Entre-deux

« Ma maison est pour moi une bête féroce et sans repos, j’erre par les routes ». Je fuis les murs qui entravent la lumière et le vent. Je fuis telle une mouche affolée entre abat-jour, tapis et plat odorant. Je fuis ces cloisons pour m’étendre partout sur les chemins, enlevant de mon espace ces rideaux qui recouvrent chaque fenêtre de crainte et de tristesse. Je fuis cette chambre où des forces obscures fument une mélodie monotone. Sur les sentiers et les chemins retrouvés, les rêves m’ont parlé du murmure de l’eau, du chant des oiseaux, de l’odeur des roses.

J’ai fui les deuils et les cauchemars, toute la tristesse qui hante ce lieu, car pour ceux d’aujourd’hui ils m’ont laissé sous la pluie battante

D. Bello


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